Abstract
L’état d’urgence suite aux attentats du 13 novembre 2015 a consolidé les modalités de la gestion sécuritaire des populations propre aux sociétés libérales. Cet ouvrage se propose de s’extraire de la temporalité de l’urgence et de la stricte réaction à telle ou telle opération sécuritaire en interrogeant en profondeur le rôle de la sécurité dans la production et perpétuation de la normalité capitaliste. C’est ainsi que les auteurs soumettent à la critique la catégorie de « sécurité », en faisant ressortir les rapports de pouvoir et les formes de domination qu’elle naturalise et légitime. Mark Neocleous cerne l’imbrication des différents moments et sphères de la sécurité – paix/guerre, armée/police, intérieur/extérieur etc. – dans la construction de nos sociétés à travers la notion de « pacification ». Christos Boukalas analyse l’émergence des appareils anti-terroristes anglo-saxons en rapport avec la double restructuration de l’État et des économies capitalistes, en montant comme l’anti-terrorisme relève d’une forme d’étatisme autoritaire qui se déploie au sein même de l’État libéral. Claude Serfati revient enfin sur l’évolution des paradigmes de la défense dans le monde post-guerre froide et l’évolution des architectures sécuritaires au sein de la globalisation néolibérale. De ces contributions ressort l’idée que la sécurité ne peut être étudiée de manière fractionnée mais doit au contraire être appréhendée du point de vue de l’unité des appareils et processus sécuritaires dans leur contribution à la (re)production des capitalistes.
Translated title of the contribution | Criticism of Security: Capital accumulation and social pacification |
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Original language | French |
Publisher | Eterotopia |
Number of pages | 120 |
ISBN (Print) | 9791093250205 |
Publication status | Published - Oct 2017 |
Keywords
- sociologie
- mouvements sociaux